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(Cette petite recherche sur le projet d’écriture peut vous être utile, pour plus de précision, n’hésitez pas à utiliser les liens que vous trouverez tout au long de votre lecture.
Si toutefois, vous sentez le besoin d’améliorer et d’enrichir vos connaissances, ce lien peut vous être très utile « http://www.espacefrancais.com/home.php »
LE PROJET D’ECRITURE
Le récit
I- Généralités:
Un récit est une narration: un narrateur raconte des événements réels ou fictifs qui se déroulent généralement dans le passé. Pour faire un récit, il faut suivre plusieurs étapes qui se réunissent sous un seul schéma appelé le schéma narratif.
II- Le schéma narratif:
Les étapes du schéma narratif sont les suivantes:
La situation initiale: c'est la présentation des personnages et de la situation.
L'élément modificateur (ou perturbateur): il change la situation initiale et déclenche les actions.
Les péripéties: ce sont les éléments qui contribuent à aggraver la situation.
La dégradation (ou l'élément de résolution): c'est ici qu'une solution se manifeste.
Le dénouement: les difficultés et les conséquences du nœud apparaissent.
La situation finale: c'est le point sur lequel s'achève le récit.
III- Le rôle des personnages:
Pour une étude du personnage de roman, on distinguera d'abord les personnages secondaires des personnages principaux.
Si le personnage principal se signale par une destinée remarquable (heureuse ou malheureuse), on peut le qualifier de héros . Le personnage de roman est d'abord un acteur de l'intrigue à laquelle il participe. Son rôle dépend cependant de la place qu'il occupe par rapport aux autres personnages. Il mérite d'être étudié sur plusieurs plans regroupés dans un schéma appelé schéma actanciel de la façon suivante:
L'(les) adjuvant(s) ou auxiliaire(s): c'est celui qui aide le héros à réaliser son désir ou but.
Le sujet: c'est la fonction du héros de l'histoire qui part à la recherche d'un idéal à atteindre, personnage, objet ou valeur morale.
L'(les) opposant(s): c'est celui qui fait obstacle au projet du héros et l'empêche de l'atteindre.
Le(s) destinateur(s): c'est celui (ou ce)qui charge le sujet d'une mission.
L'objet: c'est celui (ou ce) que le héros cherche à atteindre.
Le(s) destinataire(s): c'est celui (ou ce) qui profite de la mission du sujet.
Représentation du schéma actantiel dans la page: EspaceFrancais.com/roman.html
IV- Les temps du récit:
L'imparfait est utilisé pour présenter le décor et la situation initiale. Il peut être employé pour exprimer un état ou bien une action déjà engagée quand a commencé l'action au passé Exemple: Elle sortait quand elle a aperçu un enfant.
Le passé simple est utilisé pour exprimer l'événement perturbateur et les actions entreprises par les personnages. N'oubliez pas que le passé simple est le temps du récit par perfection.
Le présent peut être utilisé par le narrateur pour donner ses impressions et commenter les événements: — Le présent de narration ou vif peut être employé pour rendre l'action plus vive (il est entouré du passé).
Consultez la page consacrée aux temps verbaux et leurs valeurs.
V- La construction du récit:
1. L'ordre chronologique des événements:
Le narrateur peut choisir l'ordre chronologique des événements: il rapporte les faits dans leur succession ce qui peut produire la réalité.
Il peut aussi avoir recours aux analepses: ce sont des retours en arrière par rapport au moment du récit.
Exemple: J'écris les remarques du professeur qu'il dicte après avoir expliqué les leçons.
Le narrateur peut aussi se projeter dans l'avenir par rapport au moment du récit. On parle cependant de prolepse.
Exemple: Deux ans plus tard, les chars soviétiques entrent dans Budapest.
Il peut aussi choisir de passer sous silence certains événements qui risquent d'ennuyer le lecteur. On parle à ce moment là de l'ellipse.
Pour être plus fidèle à la réalité le narrateur peut résumer les événements qui lui paraîssent peu importants: on parle alors de sommaire.
2. Les modes de narration:
Différents modes de narration permettent au lecteur de prendre connaissance de l'histoire racontée:
Le narrateur-personnage: ou bien il est narrateur de sa propre histoire, qu'il raconte à la première personne. Ce mode de narration est celui de l'autobiographie . Ou bien il n'est qu'un personnage secondaire de l'histoire, voire un simple témoin. Ce mode de narration donne l'illusion que l'histoire racontée s'est réellement déroulée.
Le narrateur qui raconte à la troisième personne: il ne manifeste pas sa présence que par des interventions ponctuelles. Dans ce cas, il n'est pas un personnage et ses interventions à la troisième personne apparaissent comme des intrusions du discours dans le récit. Il effectue alors un va-et-vient entre le moment de la narration et l'époque de la fiction.
Le narrateur invisible: Il est totalment extérieur à l'histoire racontée et la première personne n'apparaît jamais dans le récit.
VI- Quelques conseils:
Évoquez toujours les événements spatio-temprels en variant les indicateurs de temps et de lieu.
Employez des verbes d'action et de mouvement.
Essayez de créer des effets de suspense.
Intégrez à votre récit des descriptions, portraits et des dialogues qui enrichissent le récit.
La description
I- Définition:
Une description est le plus souvent un arrêt dans le récit . Elle sert à faire percevoir au lecteur le cadre ou des éléments du cadre dans lequel se déroule une action.
Une description peut faire comprendre: une situation historique, un milieu social, un paysage et son atmosphère. Ces éléments sont nécessaires à la cohérence du récit .
II- Où se place la description?
1. Au début du récit:
On décrit le lieu où va se dérouler l'action . Cela peut être un paysage extérieur (une forêt, une montagne...) ou un lieu fermé (une maison ou une de ses pièces...).
2. À l'intérieur du récit:
La progression du récit peut entraîner un changement de lieu: on fait une description lorsqu'un personnage se déplace, ou lorsqu'il arrive pour la première fois dans un lieu important pour l'action .
III- Les outils grammaticaux à utiliser:
Afin d'alléger les phrases, pensez à toutes les formes d'expression du groupe nominal.
Exemple: qui se produit en même temps = simultané, de la commune = municipal.
Évitez les cascades de relatives. N'écrivez pas par exemple: Je vois les lumières qu'on vient d'allumer et qui brillent et dont la lueur me rassure.
Choisissez le pronom relatif qui convient. A chaque fonction correspond une forme différente du pronom.
Exemple: N'écrivez pas: C'est l'histoire que je t'ai parlé et qu'il m'a racontée. Mais écrivez: C'est l'histoire dont je t'ai parlé et qu'il m'a racontée.
IV- À quoi sert une description?
1. Informer et expliquer:
La description des lieux ou des objets permet au lecteur de mieux comprendre le déroulement de l'action. C'est une description objective des choses.
2. Exprimer les sentiments:
La description peut traduire les sentiments du personnage qui regarde, à travers:
L'impression d'ensemble qui se dégage de l'objet décrit (tristesse ou gaieté...)
Le style utilisé: la construction de la phrase, le vocabulaire (favorable ou défavorable), les images. Par exemple, si un lieu est comparé à une prison, on sait que le personnage s'y sent mal à l'aise. C'est une description subjective.
V- La description objective:
Comme on l'a déjà dit, la description objective sert à décrire les objets et les choses comme ils sont sans ajouter les sentiments. D'ici pour avoir une bonne description objective, il faut suivre les conseils suivants:
Choisissez un point de vue externe et un angle de vision approprié.
Consulter dans cette partie: le récit ou les points de vue (focalisations ) dans la page Espacefrancais.com/roman.html
Enrichissez votre description par les champs lexicaux appropriés. Utilisez des noms propres, des mesures et des distances.
Caractérisez l'objet décrit par des adjectifs qualificatifs, des compléments du nom, une subordonné relative.
Organisez l'espace en différents plans.
Employez les indicateurs spatiaux et les mots-liens (connecteurs sans charge affectifs) appropriés.
Évitez les "il y a", les "se trouve", les "on voit", etc., et employez des verbes vivants, expressifs (d'action, de mouvement, d'attitude) ayant pour sujets grammaticaux les éléments décrits.
Privilégiez l'emploi du présent atemporel (de vérité générale), le temps de la description étant « statique », une sorte de time-out, à la différence du temps de la narration qui est « dynamique ». N'oubliez pas aussi d'employer l'imparfait de l'indicatif étant le temps de la description.
VI- La description subjective:
La description subjective sert à traduire les sentiments du personnage qui regarde. Il décrit tout en évoquant ses sentiments. Les conseils à suivre sont les suivants:
Employez le présent actuel ou atemporel ou l'imparfait de description.
Enrichissez votre description par le champ lexical de l'affectivité sans négliger celui de la lumière, la couleur, la forme...
Utilisez des phrases de type déclaratif et de forme affirmative...
Employez les adverbes qui marquent l'intensité, l'émotion...
N'oubliez jamais les adjectifs à valeur affective (appréciative ou dépréciative), les modalisateurs et les connecteurs ...
Insistez sur le vocabulaire de l'affectivité qui se rapporte à la psychologie, aux émotions et aux sentiments...
Le portrait
Le portrait est une description physique ou morale d'un personnage.
I- Le portrait physique:
1. Aspect général:
On commence par évoquer l'âge de la personne (adolescent, jeune, vieux...) puis la taille (courtaud, trapu, haut...) ensuite la masse (mince, gros, ventru, obèse, corpulent...) enfin l'attitude (leste, souple, gracieux, prompt...).
2. Le visage:
Le choix de quelques détails caractéristiques de la physionomie du personnage permet d'annoncer son portrait moral:
Le visage peut être (maigre, osseux, ridé, lisse...).
Sa forme (ovale, carré, arrondi...).
Le teint (blanc, brun, rose, injecté de sang, bronzé, blême...).
La physionomie (gaie, triste, froide, souriante...).
Les cheveux (châtains, roux, ondulés, dorés, fauve, lisses, crépus, touffus...).
Le front (étroit, large, bombé, aplati...).
Les yeux (flamboyants, enfoncés, vifs, étincelants, cernés, tombants, larmoyants...).
Le nez (retroussé, camus, en bec d'aigle, crochu...).
La bouche (mince, charnue, épaisse, souriante, entrouverte...).
Les joues (pommettes, creusées, joufflues...).
Le menton (rond, carré, pointu...).
3. Les membres:
Les épaules (larges, étroites, carrées...).
Les mains (douces, fines, massives, musclées, ridées...).
Les jambes (musclées, grosses, arquées, élancées...).
La démarche (majestueuse, gracieuse, vive, fière, raide, boiteuse, élégante...).
Après avoir tracé le portrait physique en choisissant les éléments particuliers du personnage, on doit parler des occupations de ce dernier (vétérinaire, chômeur, architecte, fabricant, juge, dentiste, fermier...)
II- Le portrait moral:
Le caractère ou la situation sociale d'un personnage sont le plus souvent suggérés par le geste, l'expression du visage, la façon de parler, par une occupation habituelle, par un acte exemplaire...
Mais on doit parler aussi:
Qualités intellectuelles du personnage (instruit, cultivé, intelligent, sage, lucide, savant...).
Les qualités morales (généreux, charitable, loyal, honnête, franc, aimable, ambitieux...).
Les défauts intellectuelles (illétré, analphabète, inculte, idiot, débile...).
Les défauts moraux (impoli, avare, hypocrite, curieux, arrogant, odieux...).
Il faut aussi brosser le portrait en action de la personne c'est-à-dire la présenter en train d'agir. Le portrait en action nous éclaire sur le caractère du personnage.
III- Quelques conseils:
Il faut enrichir le portrait par des comparaisons et des métaphores .
Exemple: Des yeux d'une biche (métaphores ).
Les oppositions enrichissent encore le portrait.
Exemple: Elle aurait bien voulu être habile, mais elle ne faisait que des catastrophes.
Il ne faut pas seulement énumérer les particularités physiques mais aussi les qualifier.
Exemple: Il avait les yeux bleus vifs qui réflétaient sa sincérité.
L'utilisation trop fréquente des verbes être et avoir manque d'originalité et alourdit la phrase. D'ici il faut regrouper toutes les composantes du portrait en une seule phrase en se contentant d'un seul verbe.
Exemple: Marc était un grand garçon, aux yeux bleus et aux cheveux blonds...
Pour donner à votre phrase plus d'originalité et pour éviter les clichés, vous pouvez avoir recours à un présentatif ou à une tournure exclamative ou interrogative.
Exemple: Quelle était belle Jeanne! Cette grande jeune fille aux cheveux blonds!...
Employez les verbes qui décrivent l'attitude ou le mouvement du personnage.
Exemple: Se courber, se renverser, haleter...
Dans la conclusion, il est à conseiller de mettre les impressions personnelles sur le personnage.
Le dialogue
I- Définition:
Le dialogue est un échange de paroles, un entretien entre deux ou plusieurs personnes appelées interlocuteurs (en grec, dia et logos signifient respectivement « entre » et « parole »). Le dialogue est donc l'ensemble de paroles qu'échangent les personnages, c'est la manière dont l'auteur fait parler directement le personnage.
Dans une pièce de théatre, le dialogue constitue l'essentiel du texte, dans un conte ou dans un roman, il alterne avec des passages du récit. Dans une interview il constitue aussi l'essentiel du texte mais les répliques du destinataire sont généralement beaucoup plus étendues que celles de l'émetteur...
II- Les fonctions du dialogue:
Le dialogue sert à:
Le dialogue sert à:
Informer sur l'action:
sur la situation: le lieu, le moment, les personnages.
Sur le rôle du personnage (voir le rôle des personnages).
Peindre le personnage:
Le langage des personnages reflète leur rang social, leur caractère et leur rôle dans l'action.
III- Comment rédiger un dialogue?
1. La répartition des répliques:
Selon le rôle des personnages les répliques sont réparties. Le héros parle le plus souvent et le plus longtemps, l'auxiliaire parle moins souvent et moins longtemps.
La répartition des répliques se fait selon le caractère des personnages. Un personnage autoritaire parle beaucoup plus qu'un timide qui prend rarement la parole en premier. Un personnage ému exprime ses sentiments en parlant longtemps...
2. L'enchaînement des répliques:
Le passage d'une réplique à une autre peut se faire de différentes manières:
L'interruption: une personne coupe la parole à une autre. On note ceci par les trois points (...).
Le refus de répondre: le personnage change le thème de la conversation.
L'enchaînement par les mots: le second personnage reprend les mots ou des expressions employés par le premier.
L'enchaînement par les idées: le second personnage reprend le thème abordé par le premier et le développe.
IV- La représentation du dialogue:
1. Dans une pièce de théâtre:
Dans une pièce de théatre, les répliques des personnages sont précédées par un tiret (—) et par le nom de l'interlocuteur ou encore le nom des personnages précède la réplique d'une ligne et le nom est écrit au milieu de cette ligne.
Dans une pièce de théâtre, le récit est presque banni. Le narrateur peut cependant donner quelques explications concernant la situation ou le décor appelées didascalies: elles sont souvent mises entre parenthèses et de caractère typographique différent.
Dans une pièce de théatre, les verbes introducteurs et les guillemets sont supprimés.
Voir: Le texte théâtral: La parole sur scène.
2. Dans un récit:
Le dialogue dans un récit se présente de la manière suivante:
Les phrases prononcées par les personnages et rapportées au discours direct* sont mises entre guillemets précédées d'un tiret et d'un verbe introducteur.
* Ce n'est plus le narrateur qui parle mais les personnages. Il y a donc un changement de situation d'énonciation.
On remarque que le registre de langue du discours est familier alors que celui du récit est soutenu. Nous remarquons aussi que les temps employés dans le récit sont généralement des temps du passé alors que le temps employé dans un dialogue est le présent.
Dans un dialogue inséré dans un récit, les élèves font des répétitions des verbes comme: dire, répondre... Voici une liste de verbes introducteurs qui peut vous être utile et vous aider à éviter les clichés: affirmer, questionner, répliquer, nier, ajouter, interroger, prier, riposter, protester, rétorquer, exclamer, s'étonner, s'écrier, chuchoter, grogner, certifier, assurer, juger, conseiller, ordonner, proposer, promettre...
Le discours rapporté
I- Le discours direct:
1. Définition:
C'est un discours rapporté tel qu'il a été prononcé réellement, ou tel qu'il est censé avoir été prononcé par des personnages fictifs. Dans un récit , l'insertion de paroles rapportées au discours direct constitue une rupture; ce n'est plus le narrateur qui parle mais un de ses personnages; les paroles rapportées au discours direct font référence à la situation d'énonciation du personnage, en aucun cas à celle du narrateur.
2. Repérages:
Le changement de locuteur est indiqué par des guillemets ou des tirets. La ponctuation reproduit le ton et l'intention du nouveau locuteur peut être précisée par la présence d'un verbe de parole ou de pensée (dire ou l'un de ses synonymes) situé avant le propos, après le propos, ou en incise à l'intérieur du propos. On appelle proposition incise la proposition qui contient ce verbe de parole (attention, le sujet y est toujours inversé).
Exemple:
« Eh bien ! ajouta-t-il, la peau de l'animal ?
Mais que t'a-t-il dit à l'oreille ?
Car il s'approchait de bien près avec sa serre.
— Il m'a dit qu'il ne faut jamais
vendre la peau de l'ours qu'on ne l'ait mis par terre. » (Jean de La Fontaine, Fables)
3. Effets:
Le discours direct rend le nouveau locuteur plus présent; il permet de le caractériser en fonction de ses dires; et il cherche à faire vrai puisqu'il veut reproduire les propos fidèlement, sans déformation.
II- Le discours indirect:
1. Définition:
Le discours indirect évite le changement de système d'énonciation; le propos rapporté ne prend pas la place du discours premier, il lui est subordonné; elles se présentent d'ailleurs grammaticalement sous la forme d'une proposition subordonnée ou d'un groupe infinitif prépositionnel dépendant d'un verbe de parole.
Les paroles rapportées au discours indirect relèvent donc du même système d'énonciation que le reste de la narration.
Exemple: L'un de nos deux marchands de son arbre descend, court à son compagnon, lui dit que c'est merveille qu'il n'ait eu seulement que la peur pour tout mal. » (Jean de La Fontaine, Fables)
2. Repérages:
Grammaticalement, le discours indirect dépend du verbe de parole ou de pensée auquel il est relié par la conjonction de subordination "que". On observe des changements de temps, de pronoms, d'indicateurs spatio-temporels, par rapport à ce que serait le propos s'il était en discours direct.
3. Effets:
Le discours indirect rend le deuxième locuteur plus lointain. Il donne ainsi au locuteur premier l'autorisation de ne pas reproduire tels quels les propos du locuteur: il peut les résumer pour en rester à l'essentiel, ou les reformuler d'une autre façon, voire les transformer.
4. Le discours entièrement narrativisé:
Lorsque le narrateur veut seulement indiquer brièvement ce qui s'est verbalement passé sans rapporter les propos, il abandonne le discours indirect pour un discours entièrement narrativisé, qui supprime même la reprise indirecte des paroles.
III- Le discours indirect libre:
1. Définition:
Comme le discours direct, il rapporte exactement les paroles ou les pensées, mais sans indiquer un changement du système d'énonciation.
Exemple:
« Deux compagnons, pressés d'argent,
À leur voisin fourreur vendirent
La peau d'un Ours encore vivant,
Mais qu'ils tueraient bientôt, du moins à ce qu'ils dirent.
C'était le roi des ours, au compte de ces gens.
Le marchand à sa peau devait faire fortune ;
Elle garantirait des froids les plus cuisants :
On en pourrait fourrer plutôt deux robes qu'une. » (Jean de La Fontaine, Fables)
2. Repérages:
Le discours indirect libre supprime les guillemets, marques du discours direct, et les temps des verbes deviennent ceux du discours indirect, sans subordination. De ce fait, il est parfois difficile d'établir la distinction entre ce qui appartient au locuteur premier, et ce qui appartient au locuteur second. Souvent, il vient après un discours indirect introduit par "que", ou après une remarque sur l'état d'âme du personnage; c'est alors un moyen de le repérer.
3. Effets:
Assez fréquent chez La Fontaine, au XVIIe siècle, le discours indirect libre apparaît surtout dans le roman, à partir du XIXe siècle. Comme le discours direct, il donne au personnage de la présence, et le caractérise. Mais il permet aussi de conserver cette présence même lorsqu'il s'agit d'un propos général prononcé par aucune personne particulière, mais représentatif d'un groupe, d'un type social.
4. Le monologue intérieur:
On parle de monologue intérieur lorsque le discours indirect libre rapporte longuement la pensée d'un personnage.
Le monologue intérieur est donc une technique littéraire censée exprimer le cheminement désordonné de la pensée intime, non pas du point de vue extérieur (oral avec un ou plusieurs auditeurs) d'un personnage mais d'un point de vue intérieur.
Le lecteur est installé dans la pensée du personnage qui devient narrateur . Le déroulement ininterrompu du monologue se substitue à la forme usuelle du récit . Le monologue intérieur joue un rôle important dans le renouvellement du roman au XXe siècle devenant « l'un des emblèmes de la modernité romanesque » (J.-P. Bertrand).
La transformation du discours direct en discours indirect
Si le sujet de la phrase du discours direct est à la première personne du singulier ou du pluriel, il prend la même personne que le sujet du verbe introducteur lors du passage du discours direct au discours indirect.
Exemple 1: Il annonce: « Je vais recevoir mes amis demain » Il annonce qu'il va recevoir ses amis demain.
Exemple 2: Vous déclarez: « nous serons prêtes dans quelques minutes » Vous déclarez que vous serez prêtes dans quelques minutes.
Quand le sujet de la phrase du dicours direct est à la deuxième personne du singulier ou du pluriel, lors du passage du discours indirect ce sujet se met à la même personne que le C.O.I. du verbe introducteur.
Exemple: Il me demande: « Viendrais-tu à mon anniversaire? » Il me demande si je viendrais à son anniversaire.
Lorsque le sujet de la phrase au discours direct est à la troisième personne du singulier ou du pluriel aucun changement ne s'opère.
Exemple: J'affirme: « Marie est belle » J'affirme que Marie est belle.
II- Les échanges des temps verbaux:
Si le verbe introducteur est au présent ou au futur de l'indicatif, aucun changement ne s'impose.
Exemple 1: Il lui assure: « Je suis sincère » Il lui assure qu'il est sincère
Exemple 2: Le professeur nous demandera: « êtiez-vous attentif? » Le professeur nous demandera si nous étions attentif.
Si le verbe du discours direct et au mode impératif nous avons le choix entre deux possibilités:
a)- remplacer l'impératif par l'infinitif précédé par une préposition:
Exemple: Il lui dit: « Viens chez moi » Il lui dit de venir chez lui.
b)- remplacer l'impératif par le mode subjonctif:
Exemple: Il lui dit: « viens chez moi » Il lui dit qu'il vienne chez lui.
Quand le verbe introducteur est à un temps du passé (n'importe lequel) et que:
Le verbe du discours direct est au présent ou à l'imparfait, lors du passage du discours direct au discours indirect le temps du verbe est l'imparfait.
Exemple: Il a dit: « je voulais boire » Il a dit qu'il voulait boire.
Le verbe du discours direct est au plus-que-parfait, lors du passage du discours direct au discours indirect le temps ne change pas.
Exemple: Il a dit: « je m'étais trompé » Il a dit qu'il s'était trompé.
Le verbe du discours direct est au passé simple ou au passé composé, lors du passage du discours direct au discours indirect le verbe se met au plus-que-parfait.
Exemple: Jean affirma: « mon frère mangea (a mangé) son fruit » Jean affirma que son frère avait mangé son fruit.
Le verbe du discours direct est au futur simple, il se met au conditionnel présent lors du passage du discours direct au discours indirect.
Exemple: L'employé déclare: « je démissionerai » L'employé déclare qu'il démissionnerait.
Le verbe du discours direct est au futur antérieur, il se met au conditionnel passé.
Exemple: Il l'a assuré: « je serai arrivé avant toi » Il l'a assuré qu'il serait arrivé avant lui.
Le verbe du discours direct est au subjonctif présent, il se met au subjonctif imparfait lors du passage du discours direct au discours indirect.
Exemple: Il a dit: « il faut qu'il comprenne » Il a dit qu'il fallait qu'il comprît.
Le verbe du discours direct est au conditionnel présent ou passé, il garde le même temps et le mode.
Exemple: Elle pensa: « elle aurait pu partir » Elle pensa qu'elle aurait pu partir.
III- Les échanges des adverbes et des indicateurs de temps:
Quand le verbe introducteur est à un temps du passé, des changements sont opérés au niveau des adverbes et des indicateurs de temps:
Aujourd'hui ce jour-là.
Exemple: Il lui a demandé: « viens-tu aujoud'hui? » Il lui a demandé s'il venait ce jour-là.
Hier la veille.
Exemple: Jeanne interroge son fils: « as-tu bien dormi hier? » Jeanne interroge son fils s'il avait bien dormi la veille.
Demain le lendemain.
Exemple: Il annonce: « je venais demain » Il annonce qu'il viendrait le lendemain.
Après demain sur le lendemain.
Exemple: Claudine a annoncé à son mari: « je voyageais après demain » Claudine a annoncé à son mari qu'elle voyagerait sur le lendemain.
Ici là-bas ou là.
Exemple: Paul demanda à sa femme: « seras-tu ici le jour de ton anniversaire? » Paul demanda à son femme si elle serait là le jour de son anniversaire.
Dans quelques jours quelques jours plus tard.
Exemple: La directrice déclara: « la nouvelle employée arrivera dans quelques jours » la directrice déclara que la nouvelle employée arriverait quelques jours plus tard.
Si le verbe introducteur est au présent ou au futur aucun changement ne s'impose (au niveau des temps, des modes, adverbes et des indicateurs de temps).
Exemple: L'enfant demande à son père: « quand nous irons au spectacle demain ou dans quelques jours? » l'enfant demande à son père quand ils iront au spectacle demain ou dans quelques jours.
Pour ajouter un peu d'originalité à votre production écrite, vous allez trouver ci-dessous une liste d'expressions pour exprimer la peur, la joie et l'étonnenent. Ainsi, vous ne rencontrerez plus de clichés entre vos lignes mais plutôt de nouvelles idées qui méritent d'être retenues!...
La lettre
I- Gros plan sur la lettre:
La lettre est un texte écrit par un rédacteur (destinateur ) et destiné à un récepteur (destinataire ).
Elle implique une situation de communication: Qui écrit ? À qui ? Où ? Quand ?
Elle comporte un objet ou l'intention de celui qui écrit.
Elle sous-entend un dialogue entre deux personnages même s'ils sont dans deux lieux différents.
Elle exige une présentation et une mise en page particulières: la date, l'en-tête, la formule de politesse, la signature, les alinéas, les majuscules, la ponctuation.
Le choix de l'objet, la situation du destinateur et celle du destinataire jouent un rôle dans la précision de la nature du message écrit dans une lettre.
II- Les indices textuels propres à une lettre:
On utilise le pronom je pour le destinateur et les pronoms tu ou vous pour le destinataire .
On emploie des formules de politesse avant la signature dans le cas d'une lettre officielle (d'information, de remerciements, de demande, de présentation).
On appelle le destinataire par son prénom (lettre familiale).
On emploie des expressions familières comme cher ami, salut (lettre amicale).
On parle de sa vie personnelle si l'intention est de se confier à un autre.
On écrit la lettre à la main (lettre ordinaire).
On utilise l'ordinateur pour écrire la lettre (lettre officielle: administrative ou commerciale).
On choisit un vocabulaire adéquat à la situation et au destinataire.
III- Forme de la lettre officielle:
Lieu et date
Adresse du destinateur
Adresse du destinataire
Objet: ...................
Formule d'appel,
Formule d'introduction
Développement de l'objet
Conclusion
Formule de politesse
Nom
Signature
IV- Forme de la lettre amicale:
Lieu et date
Formule d'appel,
La lettre
Formule de salutation
Signature
Des expressions pour exprimer...
I- Comment exprimer la peur ?
La panique me prend Je frissonais de peur J'étais horrifié
Mon cœur battait la chamade J'avais la chair de poule J'avais une peur bleue
J'arrivais à peine à respirer Mes cheveux se hérissaient Je n'arrivais àme tenir sur mes pieds
Mon sang se glaça dans mes veines Aucun son ne sortait de ma bouche J'étais paniqué
Ma gorge se noua Je tremblais comme une feuille Mes dents claquaient
Je perdis la tête La peur me gagne Je suis devenu livide
Je n'arrivais plus à placer un seul mot Je hurlais de terreur J'avais des jambes comme du coton
Mon corps se raidissait Je perdis l'usage de la parole J'étais glacé de peur
Mes mains sont devenues moites Je perdis connaissance Je tombais en syncope
II- Comment exprimer la joie ?
Heureux comme un poisson dans l'eau Un large sourire se dessine sur mon visage Mon cœur sauta de joie
Je suis enchanté Je pleure de joie Larmes de joie
La vie me sourit Je saute de joie Baigner dans l'allégresse
Je suis extasié Avoir une émotion agréable Je suis au comble de la joie
Avoir un bonheur exotique Avoir la joie au cœur J'étais en lisse
Heureux comme un oiseau dans l'air J'étais aux anges J'étais au septième ciel
J'étais pate
III- Comment exprimer la tristesse ?
Triste comme un bonnet de nuit Je deviens pâle comme la mort Une profonde amertune m'envahit
Etre cafard Je me suis peiné Avoir une figure morne
Etre maussade Avoir un regard douloureux J'étais morose
j'étais déplorable Je baignais dans la tristesse Triste comme le ciel noir
J'avais une tête d'enterrement Je perdis le goût de vivre J'avais la vague à l'âme
Je frôlais la déplume
Le monde des animaux
Le but de ce sous-thème est de découvrir le monde des animaux en apprenant le nom du mâle, de la femelle et le nom du petit d'un animal quelconque ainsi que leur cri. Voici dans le tableau ci-dessous 66 noms d'animaux vous n'avez qu'à les consulter...
Un Quiz complète cette page pour vérifier vos compétences.
Le mâle La femelle Le petit Leur cri
un aigle une aigle un aiglon l'aigle glatit - trompette
une alouette une alouette l'alouette turlute
un âne une ânesse un ânon l'âne brait
une bécasse une bécasse un bécasseau la bécasse croule
une belette une belette la belette belote
un bélier une brebis un agneau le mouton bêle
• Un troupeau de moutons est l'ensemble des brebis, des béliers et des agneaux.
un bouc une chèvre un chevreau la chèvre béguète, chevrote ou bêle
une caille une caille un cailleteau la caille cacabe
un buffle une bufflonne un bufflon le buffle beugle - mugit
un canard une cane un caneton le canard cancane - caquette
un cerf une biche un faon le cerf brame - rait
un chacal un chacal le chacal aboie - jappe
un chameau une chamelle un chamelon le chameau blatère
un chat une chatte un chaton le chat miaule
une chauve-souris une chauve-souris la chauve-souris grince
un cheval une jument un poulain le cheval hennit
• On appelle aussi le cheval mâle un étalon
un chevreuil une chevrette un faon le chevreuil brame - rait
un chien une chienne un chiot le chien aboie
une chouette une chouette la chouette hulule
une cigogne une cignogne un cigogneau la cigogne claquette
un coq une poule un poussin le coq chante
la poule glousse
le poussin piaille
un corbeau un corbeau un corbillat le corbeau croasse
une corneille une corneille un corneillard la corneille craille - croasse
un crapaud une crapaude un têtard le crapaud coasse
un crocodile un crocodile le crocodile lamente - vagit
un daim une daine un faon le daim brame - rait
un dindon une dinde un dindonneau le dindon gougloute
un éléphant une éléphante un éléphanteau l'éléphant barète - barrit
un faison une faisane un faisandeau le faison criaille
une girafe une girafe un girafeau
une grenouille une grenouille un têtard la grenouille coasse
un hérisson une hérissonne
un héron une hérone un héronneau
un hibou un hibou le hibou hulule
une hirondelle une hirondelle un hirondeau l'hirondelle gazouille - trisse
une hyène une hyène la hyène hurle - ricane
un jars une oie un oison le jars jargonne
l'oie cacarde
un lapin une lapine un lapereau le lapin clapit
un lièvre une hase un levraut le lièvre couine - vagit
un lion une lionne un lionceau le lion rugit
un loup une louve un louveteau le loup hurle
une marmotte une marmotte la marmotte siffle
un merle une merlette un merleau le merle siffle
un moineau une moinelle un moinet le moineau pépie
un oiseau une oiselle un oisillon l'oiseau chante - gazouille
un ours une ourse un ourson l'ours grogne
une panthère une panthère la panthère feule - rugit - miaule
un paon une paonne un paonneau le paon braille - criaille
une perdrix une perdrix un perdeau la perdrix cacabe - glousse
un perroquet un perroquet le perroquet jase - cause - parle
un phoque un phoque le phoque bêle - rugit - grogne
une pie une pie la pie jacasse - jase
un pigeon une pigeonne un pigeonneau le pigeon roucoule
un pinson un pinson le pinson siffle
une pintade une pintade un pintadeau la pintade cacabe - criaille
un porc ou cochon une truie un porcelet le porc grogne
• On appelle aussi le porc mâle un verrat
un rat une rate un raton le rat chicote - couine
un renard une renarde un renardeau le renard glapit - jappe - trompette
un rhinocéros un rhinocéros le rhinocéros barère - barrit
un rossignol un rossignol le rossignol chante - gringote - trille
un sanglier une laie un marcassin le sanglier grommelle
un singe une guenon le singe crie - hurle - piaille
une souris une souris un souriceau la souris chicote
un taureau une vache un veau la vache beugle - meugle - mugit
un tigre une tigresse le tigre feule - miaule - râle
un zèbre un zèbre le zèbre hennit

